Retrouver son chemin dans la jungle des connaissances ūüóļ

Alors que des dizaines de milliers de cours sont d√©sormais accessibles gratuitement sur Internet, dont plus de 600 sur OpenClassrooms, le choix ne manque pas pour qui souhaite se former sans d√©penser un centime. Mais par o√Ļ commencer exactement ? Dans quel ordre suivre les cours en ligne afin de r√©aliser le projet de ses r√™ves ?

Quand on d√©couvre un nouveau domaine, comme le d√©veloppement web, il est facile d’√™tre noy√© sous les termes barbares : frontend, backend, framework, Python, Node.js, Git, et j’en passe et des meilleures. Les d√©butants ont vite fait de s’y perdre.

Bien s√Ľr, on peut suivre des cours sur OpenClassrooms comme Comprendre le Web pour faire ses premiers pas. Mais les concepts sont tellement nombreux ! Comment s’y retrouver ?

C’est l√† qu’entre en jeu… la nouvelle Carte des Connaissances !

Aperçu de la Carte des Connaissances (pensez à dézoomer pour tout voir !)

Il s’agit d’une carte mentale des concepts li√©s au d√©veloppement web. Chaque concept am√®ne √† un autre concept. Par exemple : D√©veloppement Web => Backend => Java => JEE => Struts. Cela vous aide √† savoir dans quel ordre d√©couvrir ces domaines.

Cerise sur le g√Ęteau : vous pouvez lancer le teaser du cours OpenClassrooms correspondant et aller lire chacun de ces cours gratuits en cliquant sur la fl√®che ‚ě°ÔłŹ !

Petit guide pour bien utiliser la Carte des Connaissances

Cette carte en libre acc√®s est notre premier prototype. Elle porte sur le d√©veloppement web. Elle est inspir√©e d’une exp√©rimentation que nous avions fait il y a des ann√©es qui avait rencontr√© beaucoup de succ√®s et que nous avions toujours voulu ressusciter : c’est enfin chose faite !

ūüí° Nous avons besoin de vos retours ! Qu’en pensez-vous ? Trouvez-vous les informations que vous recherchez ?

En fonction de vos retours, nous pourrons compl√©ter la carte, la rendre plus visible sur OpenClassrooms et l’adapter √† d’autres domaines comme la Data et la gestion de projet !

ūüóļ Voir la Carte des Connaissances ūüóļ
(dézoomez pour afficher toute la carte !)

Comment les dipl√īm√©s d’OpenClassrooms sont valid√©s

Je re√ßois souvent des questions sur la fa√ßon dont on valide les comp√©tences des √©tudiants sur OpenClassrooms. Quand on n’est pas habitu√© √† notre fa√ßon de former en ligne, on a de quoi √™tre sceptique :

  • Qu’est-ce qui prouve que l’√©tudiant a bien suivi les cours ?
  • Qu’est-ce qui prouve que l’√©tudiant n’a pas trich√© √† ses examens avec des antis√®ches ?
  • Et d’ailleurs, qu’est-ce qui prouve que c’√©tait bien lui et pas un ami qui r√©pondait aux questions ?

Pour certains, l’examen en salle (comme au Bac) reste le plus s√Ľr. Un surveillant passe dans les rangs, les portables sont interdits et les calculatrices ne doivent surtout pas √™tre trop puissantes. Vous noterez que tout cela n’a jamais vraiment compl√®tement emp√™ch√© la triche (il faut dire que les √©tudiants peuvent √™tre inventifs !).

Spoiler alert : la triche existe partout, y compris sur OpenClassrooms. Mais nous avons développé avec le temps un système solide que je vais vous présenter ici.


Un contr√īle continu par projets

Nous avons opt√© pour un contr√īle continu strict plut√īt qu’un m√©ga examen final. Cela nous para√ģt bien plus adapt√©.

Il faut savoir que chaque formation dipl√īmante est articul√©e autour de projets √† r√©aliser, une dizaine environ. De nombreux cours sont disponibles pour aider √† compl√©ter ces projets, mais leur lecture n’est pas obligatoire.
C’est d’ailleurs une des d√©cisions les plus contre-intuitives et les plus importantes que j’aie eu √† prendre. La lecture des cours ne prouve en effet pas grand chose, mais r√©aliser un projet prouve en revanche qu’on sait mettre en oeuvre des comp√©tences.

Les multiples niveaux de validation

La validation suit plusieurs √©tapes. A chacune d’elles correspond une validation suppl√©mentaire :

  1. L’√©tudiant est accompagn√© par son mentor chaque semaine en visioconf√©rence. Le mentor est un expert du m√©tier. Il voit l’√©tudiant progresser petit √† petit sur le projet, le conseille, l’encourage. Il prend des notes sur ses progr√®s, alerte quand l’√©tudiant risque de d√©crocher.
    Lorsque le mentor estime que le projet est terminé, il passe la main à un évaluateur, un autre expert choisi aléatoirement.
  2. L’√©valuateur interroge l’√©tudiant sur son projet en visioconf√©rence en direct. La vid√©o est enregistr√©e et ajout√©e au dossier de l’√©tudiant. On lui demande comment il a fait, on lui pose des questions pour v√©rifier qu’il ma√ģtrise son projet. Souvent, cela prend la forme d’un jeu de r√īle.
    Si l’√©valuateur consid√®re que l’√©tudiant n’a pas enti√®rement acquis les comp√©tences, il l’invite √† am√©liorer son projet. Cela arrive √† la plupart des √©tudiants et n’est absolument pas consid√©r√© comme un √©chec.
  3. D√®s que le projet est valid√©, l’√©tudiant passe au projet suivant avec son mentor. Les √©tapes 1 et 2 sont donc r√©p√©t√©es jusqu’√† ce que tous les projets soient valid√©s.
  4. En parall√®le, des √©valuateurs sont invit√©s √† regarder des vid√©os de soutenance al√©atoires et √† donner leur avis : auraient-ils valid√© ce projet-l√† ou non ? Ils ne savent pas ce que l’autre √©valuateur a d√©cid√©, ce qui nous permet de rep√©rer des √©carts.
  5. A tout moment, en cas de suspicion de fraude, on peut nous alerter via un système de signalement (whistleblowing). Nous enquêtons le plus souvent pour des suspicions de plagiat (qui ne sont pas toujours avérées).
  6. Ce n’est pas fini ! Une fois tous les projets valid√©s, le dossier de l’√©tudiant passe entre les mains du jury du dipl√īme. Le jury est compos√© d’experts du m√©tier, de recruteurs et de l’√©quipe p√©dagogique d’OpenClassrooms avec un mentor. Ce jury regarde les documents √† sa disposition :
    • Les notes hebdomadaires du mentor sur le progr√®s de l’√©tudiant
    • Les documents et projets r√©alis√©s par l’√©tudiant
    • Les vid√©os des sessions de validation
  7. Si le jury rend un verdict positif sur son travail, l’√©tudiant se voit d√©livrer son dipl√īme. Ouf !
    En cas de doute, le jury demandera √† l’√©tudiant de r√©aliser un projet suppl√©mentaire et √† le rencontrer si n√©cessaire. Cela arrive rarement (moins de 5% des cas en moyenne) car le syst√®me de validation continu est rigoureux, mais cela arrive.
La validation multi-niveaux d’OpenClassrooms

Un syst√®me solide… qui ne peut √™tre 100% parfait

Comme vous le voyez, le syst√®me de validation multi-niveaux d’OpenClassrooms est assez unique en son genre. Il est exigeant et rigoureux. Je ne suis pas objectif puisque j’ai contribu√© √† le mettre en place, mais je le pense sinc√®rement : de multiples garde-fous sont pr√©sents tout au long du processus.

Est-ce un syst√®me parfait pour autant ? Non. Par ailleurs, nous avons r√©guli√®rement des alertes d’√©tudiants qui auraient plagi√© les projets d’autres √©tudiants via notre syst√®me de whistleblowing. Parfois ce sont de fausses alertes, parfois ce sont de vrais cas qui nous poussent √† intervenir. Mais pour moi, c’est aussi un signe que le syst√®me fonctionne : on ne peut pas emp√™cher les tentatives de triche, mais on peut les rep√©rer.

Toutes ces v√©rifications ont un co√Ľt que nous assumons car cela nous semble √™tre la chose juste √† faire. Nous allons continuer √† am√©liorer ce syst√®me avec le temps, en particulier l’analyse al√©atoire en double aveugle entre √©valuateurs qui vient de d√©marrer cette ann√©e !

Et pour vous, qu’est-ce qui fait un bon syst√®me d’√©valuation ?

On ne choisit pas ce qu’on aime

¬ę¬†Il ne fait rien de la journ√©e, ses notes sont en chute libre. Je n’arrive pas √† le motiver √† quoi que ce soit.¬†¬Ľ

Une m√®re de famille me tenait ce discours √† propos de son fils adolescent. Elle voulait que je l’aide, que je le motive √† quelque chose peut-√™tre. Mais quoi ?

Le probl√®me commen√ßait √† prendre des proportions qui l’inqui√©taient de plus en plus. Toutes ses tentatives de le motiver √† quelque chose semblaient avoir √©chou√©. Face √† cette impasse, que faire ?

Au risque de vous d√©cevoir, cette histoire n’a pas d’heureux d√©nouement (ni de d√©nouement tout court d’ailleurs). Aller voir un adolescent qui n’avait rien demand√© pour tenter de le motiver √† faire ¬ę¬†quelque chose¬†¬Ľ ? Bonjour la mission impossible. Je ne suis pas fou.

Je ne suis pas all√© plus loin car, quelque part, je ressentais que le probl√®me √©tait mal pos√©. Evidemment, cet adolescent souffrait probablement d’un mal-√™tre. Il n’√©tait pas excit√© par ce qu’il faisait, par ce qu’il apprenait √† l’√©cole. Bref, un sp√©cimen d’adolescent tout √† fait courant. ūüėÖ


Maintenant, de deux choses l’une :

  • Soit cet adolescent n’avait pas trouv√© ce qu’il aimait. L’id√©al est alors de prendre du recul et se donner le temps et les occasions de le d√©couvrir. Voyager aide. Tester des m√©tiers aide. C’est d’ailleurs dans cet esprit que nous avons con√ßu Pr√©p’apprentissage, pour faire tester 4 m√©tiers diff√©rents avant de s’engager dans l’un d’eux en formation en apprentissage.
  • Soit cet adolescent avait trouv√© ce qu’il aimait, mais il n’en √©tait pas conscient. Et c’est bien l√† le probl√®me : beaucoup savent ce qu’ils aiment au fond mais enfouissent cette id√©e dans les tr√©fonds de leur conscience car elle ne correspond pas aux attendus de la soci√©t√©.

J’aimerais √©voquer ici le second cas. Apr√®s tout, si ce qu’on aime ne correspond pas aux attendus, s’il n’y a (apparemment) pas de d√©bouch√©s, alors il suffit de changer. Il suffit… de se forcer √† aimer autre chose… n’est-ce pas ?

J’ai mis du temps √† le r√©aliser, mais c’est tout bonnement impossible, sauf √† se faire durablement souffrir psychologiquement.

On ne choisit pas ce qu’on aime. On ne choisit pas qui on aime. Ca vous tombe dessus, tout simplement.

La soci√©t√©, votre famille, vos amis, vous mettront indirectement la pression pour aller dans la voie convenable. Personne ne vous dit que ce que vous aimez ¬ę¬†n’est pas une voie convenable¬†¬Ľ, mais vous avez bien compris que c’√©tait le message. Alors vous essayez de plaire, de faire ce qu’on attend de vous. Vous vous forcez. Ca marche un temps, mais vous vous mentez √† vous-m√™me. Vous pouvez fuir, √ßa ne changera rien √† ce que vous aimez.

Si vous aimez un type d’activit√©, √™tre plut√īt seul ou au contraire en groupe, travailler avec un certain type de personnes… c’est vous. Vous √™tes comme √ßa.

Vous pouvez tordre la v√©rit√©, la jeter au fond d’un trou : elle reviendra vous voir, elle vous retrouvera et vous suivra inlassablement.

On ne choisit pas ce qu’on aime. On ne choisit pas qui on aime. Ca vous tombe dessus, tout simplement. A vous d’en faire quelque chose.

Le triple bilan ūüíįūü§ĚūüĆĪ

Pour prendre les bonnes d√©cisions, une entreprise a besoin d’un document qui r√©sume sa situation. Ce document doit √™tre une sorte de photo de l’entreprise. Une photo qui dit : ¬ę¬†voil√† qui nous sommes, voil√† o√Ļ nous en sommes¬†¬Ľ. Il nous permet de d√©cider dans quelle direction aller.

Historiquement, ce document est le bilan comptable. Il permet d’observer l’entreprise sur son aspect financier.

Un bilan comptable (exemple fictif)

Ce document (avec d’autres documents financiers) sert de base de discussion : comment va l’entreprise, que doit-on faire, etc. Globalement, la discussion est centr√©e autour de ces informations financi√®res.

Or, si les documents financiers indiquent la viabilit√© de l’entreprise, ils ne donnent pas de contexte sur d’autres enjeux tout aussi importants, comme son bilan social ou environnemental. On se rend compte aujourd’hui que piloter une entreprise uniquement sur le plan financier peut amener √† des d√©sastres sociaux et environnementaux. Une entreprise peut √™tre tr√®s rentable, tr√®s bien g√©r√©e, et pourtant polluer terriblement la plan√®te.

Le probl√®me est qu’il n’y a pas vraiment de standard pour faire le bilan des aspects sociaux et environnementaux. Il y a bien B Corp dont je parlais r√©cemment (et impact.gouv.fr en France depuis peu), mais cela reste loin de la maturit√© des standards financiers.

Regardez un bilan financier : sa structure est claire, il y a des normes, des normes internationales (et encore, cela varie parfois). Pour un bilan social et environnemental, chacun y va encore de la fa√ßon qui l’arrange le plus, pour pr√©senter l’entreprise sous son meilleur jour si possible. Voil√† comment on en arrive √† faire du social washing et du green washing.

Que fait OpenClassrooms ?

OpenClassrooms est une entreprise √† mission et sa mission est sociale : rendre l’Education accessible. Son impact est sur l’emploi : nous mesurons le nombre d’emplois que nous parvenons √† cr√©er. Notre objectif est d’aider 1 million d’√©tudiants dans le monde √† trouver un emploi en 2025.

Mais OpenClassrooms, comme toute entreprise, a aussi un impact environnemental, qu’on le veuille ou non. Nous ne sommes pas une entreprise ¬ę¬†green tech¬†¬Ľ mais nous avons une responsabilit√©. C’est pour cela que nous commen√ßons √† mesurer cet impact : que produisent nos propres d√©placements professionnels, mais aussi et surtout nos serveurs ?

L’empreinte carbone d’OpenClassrooms est mesur√©e selon un protocole pr√©cis
(source : Quantis)

Pour OpenClassrooms, l’essentiel des √©missions est dans le scope 3 √† savoir les √©missions indirectes. Il faut √™tre pr√©cis et comparer les √©tudiants gratuits (sur les cours), les √©tudiants payants (sur les parcours), regarder leur usage, etc.

Ce travail a √©t√© fait par Quantis, et nous en avons les premiers r√©sultats aujourd’hui. Sans tout d√©tailler ici, car c’est un peu t√īt, nous avons un premier enseignement : c’est d’abord le visionnage de vid√©os qui provoque le plus de rejets de CO2.

Les principales émissions de CO2 pour OpenClassrooms viennent du visionnage des vidéos (source: Quantis)

Que faire ensuite ?

Ce n’est qu’un premier pas, mais un pas important : nous avons maintenant une premi√®re mesure de notre impact. Il nous reste encore beaucoup √† faire.

Nous savons que les vid√©os sont consommatrices de ressources. Nous pouvons tenter d’optimiser la bande passante, √©viter de les lancer automatiquement, etc. C’est ce que nous allons regarder de plus pr√®s.

Si on prend du recul, une question nous taraude : est-ce plus doux pour la plan√®te de se former en ligne ou en pr√©sentiel ? Nous n’avons pas encore la r√©ponse : il y a beaucoup moins de d√©placements des √©tudiants et professeurs, mais en revanche il y a beaucoup plus de serveurs. Nous avons l’intuition que la formation en ligne a moins d’impact environnemental, mais cela reste encore √† prouver.

En revanche, nous avons une conviction dans tous les cas : nous voulons contribuer √† la neutralit√© carbone de nos √©missions. Cela veut dire que le dipl√īme de chaque √©tudiant doit √™tre neutre en carbone √† l’avenir. Pour cela, il faut r√©duire notre impact mais aussi financer des projets ayant un impact positif pour l’environnement. Cela r√©duira m√©caniquement notre marge financi√®re, mais c’est un compromis que nous devons faire. Nous avons une responsabilit√©.

Plus tard, nous aspirons à atteindre un certain Graal du reporting. Au lieu de faire simplement un reporting financier, nous combinerions :

  • Reporting financier ūüíį : quelle est notre sant√© financi√®re ?
  • Reporting social ūü§Ě : quel est notre impact sur l’emploi ?
  • Reporting environnemental ūüĆĪ : quel est notre impact sur la plan√®te ?

Cela devrait donner une vue plus compl√®te et plus juste d’une entreprise comme OpenClassrooms. Le chemin pour y parvenir sera peut-√™tre long, mais nous avons h√Ęte !

Pourquoi le label B Corp m√©rite d’√™tre plus connu

OpenClassrooms a r√©cemment obtenu le label B Corp. Pourtant, quand j’en parle autour de moi, les regards sont souvent incr√©dules, parfois m√™me d√©sint√©ress√©s. B Corp ne semble tout simplement pas connu du grand public.

Pourtant, pour avoir vu ce qu’√©tait la certification B Corp, je suis d√©sormais convaincu d’une chose : B Corp gagnerait √† √™tre plus connu. Ce label repr√©sente √† mon sens beaucoup de ce que les gens attendent aujourd’hui d’une entreprise. Il y a eu tellement de green washing, social washing et maintenant mission washing qu’il est normal d’√™tre un peu sceptique. Mais B Corp est vraiment s√©rieux. Voici pourquoi.


Le label B Corp

Le label B Corp a pour objectif de ¬ę¬†certifier les entreprises priv√©es qui int√®grent dans leur mission, leur mod√®le √©conomique, leurs effectifs, leurs produits, des objectifs sociaux, soci√©taux et environnementaux¬†¬Ľ.

Ce n’est pas du blabla. B Corp est un label international exigeant. Il faut r√©pondre √† plus de 200 questions, c’est le B Impact Assessment. Ce questionnaire est ouvert √† tous et gratuit. Il faut moins d’une heure pour avoir un premier aper√ßu, mais en pratique il faudra plusieurs heures pour avoir un r√©sultat final : le score de votre entreprise.

Les questions sont réparties en plusieurs catégories :

  • Gouvernance : comment l’entreprise est g√©r√©e
  • Travailleurs : comment l’entreprise fonctionne avec ses √©quipes
  • Communaut√© : quel est l’impact de l’entreprise sur la soci√©t√©
  • Environnement : quel est l’impact de l’entreprise sur l’environnement
  • Clients : comment l’entreprise cr√©e de la valeur pour ses clients

Voici un aper√ßu des questions pour vous montrer √† quel point c’est pointu :

Toutes ces questions permettent de totaliser au maximum 200 points. Personne n’atteint les 200 points en pratique :

  • En moyenne, les entreprises ¬ę¬†ordinaires¬†¬Ľ ont un score d’environ 50.
  • Pour √™tre labellis√© B Corp, il est n√©cessaire d’avoir un score d’au moins 80.
  • OpenClassrooms a obtenu d√®s la premi√®re ann√©e un score de 101,2, ce qui est vraiment bon, mais bien s√Ľr encore am√©liorable.
  • Quelques entreprises exceptionnelles parviennent √† un score de 130, voire 150.
feature_average-score_chart.png
Signification du B Impact Score

Il ne suffit pas de r√©pondre aux questions pour √™tre certifi√©. Il faut ensuite passer un v√©ritable examen pour prouver les r√©ponses √† vos questions. Un examinateur (c’est l√† que √ßa devient payant) va vous demander des preuves de ce que vous avancez.

L’examinateur nous demande des preuves de notre politique d’allaitement pour les jeunes mamans

Le score est ensuite valid√© par l’examinateur, puis publi√© en ligne. Par exemple, le score d’OpenClassrooms est disponible en ligne ici.

Le score d’OpenClassrooms officiellement certifi√© est disponible en ligne.
La moyenne des entreprises est 50,9. Le score de 80 est le minimum pour être certifié.

L’histoire ne s’arr√™te pas l√†. Le score est valable 3 ans. Il faut ensuite repasser le questionnaire.

L’objectif est bel et bien de s’am√©liorer : B Corp est au fond un vrai processus d’am√©lioration continue, et pas juste un label. Nous avons d√©j√† travaill√© en petits groupes chez OpenClassrooms pour identifier comment nous pouvons nous am√©liorer… et avoir un meilleur score la prochaine fois. ūüėä

Enfin, B Corp est aussi un r√©seau d’entreprises qui vont en g√©n√©ral vouloir travailler ensemble. Parmi les plus connues √† l’international, citons Patagonia et Ben&Jerry’s. En France, la Camif, Welcome to the jungle, Nature&D√©couvertes… et m√™me Citizen Capital, un fond d’investissement qui a investi notamment chez… OpenClassrooms. Le monde est petit. ūüôÉ

Quel est l’impact du test d’admission sur la r√©ussite des √©tudiants ? ūüß™

Qu’est-ce qu’une bonne formation ?

Est-ce une formation dont les étudiants ont un bon taux de réussite ? Mais alors, devrait-on viser les 100% de taux de réussite ?

Voil√† un moment que je me dis qu’on a suffisamment de mati√®re sur OpenClassrooms pour contribuer √† la discussion publique autour de l’Education. Bien s√Ľr, on a un biais, c’est √©vident, mais est-ce que √ßa devrait nous emp√™cher de partager ce qu’on apprend ?

Au pire, les retours nous aideront à repérer nos erreurs.
Au mieux, ce que nous apprenons pourra √™tre utile √† d’autres.


Cela fait des ann√©es que des chercheurs essaient de trouver les ingr√©dients qui font qu’une formation est efficace. Nous voulons tous augmenter les chances de r√©ussite des √©tudiants. Le probl√®me, c’est qu’on n’a pas trouv√© de moyen simple de le faire (√† part donner des dipl√īmes en chocolat √† tout va, bien s√Ľr ūüćę).

On l’a vu, proposer des cours en ligne gratuits et ouverts √† tous, comme des MOOCs, n’est pas une solution magique. De tr√®s nombreux cours sont d√©sormais accessibles √† tous en ligne, que ce soit sur YouTube ou bien sur OpenClassrooms o√Ļ les cours sont gratuits depuis le premier jour. Mais le sujet de l’accessibilit√© de l’Education n’a pas √©t√© r√©solu pour autant.

Je me suis donc dit que ce serait une bonne id√©e de faire de la recherche sur nos donn√©es et de partager ces r√©sultats. M√™me si je n’ai pas d’exp√©rience en recherche, m√™me si je sais que c’est loin d’√™tre parfait, je me suis dit qu’il fallait bien commencer quelque part.

Notre premi√®re analyse porte sur l’impact du processus d’admission sur la r√©ussite moyenne des √©tudiants. Parfois, nos √©tudiants passent par un processus d’admission, parfois ce n’est pas le cas. Est-ce que les √©tudiants qui passent par ce processus d’admission, par cet examen d’entr√©e, ont plus de chances de r√©ussir leur formation que les autres ?

Apr√®s tout, pourquoi faire des tests √† l’entr√©e dans les √©coles ? On pourrait (en th√©orie) laisser sa chance √† tout le monde. C’est d’autant plus vrai pour les √©coles en ligne comme OpenClassrooms, o√Ļ les probl√©matiques de places disponibles se posent moins.

Sauf que voil√†, ce n’est peut-√™tre pas une bonne id√©e non plus. Cela voudrait aussi dire que beaucoup d’√©tudiants d√©marreraient la mauvaise formation, √©choueraient et perdraient du temps. J’ai voulu savoir si, au fond, le processus d’admission aidait √† augmenter le taux de r√©ussite moyen d’une formation. Il semble que oui : en moyenne, les √©tudiants qui passent par un processus d’admission au d√©but ont 62% de chances de plus de r√©ussir leur formation.


Cependant, ce n’est pas aussi simple que √ßa. D’autres facteurs semblent jouer dans la r√©ussite : le suivi par un mentor, avoir un tuteur en entreprise, avoir d√©j√† un bon niveau scolaire, avoir un rythme clairement d√©fini… Nous ne savons pas √† quel point ces √©l√©ments jouent, mais nous comptons creuser cela lors de futures recherches.

En attendant, vous pouvez librement consulter cette analyse en ligne (en anglais). N’h√©sitez pas √† r√©agir, √† me dire ce que vous en pensez et √† poser des questions ! Il y a beaucoup de mati√®re et j’aimerais vraiment que cela puisse servir √† d’autres √©coles, aux √©tudiants comme aux pouvoirs publics, pour les aider dans leurs d√©cisions.

Lire le document de recherche:
¬ę¬†How does the presence of an admission process impact students’ likelihood of success?¬ę¬†

Photo by Joyce McCown on Unsplash

Comment je suis devenu étudiant sur OpenClassrooms à mon tour

Dans le monde des startups, il y a une expression qui circule que j’aime beaucoup : ¬ę¬†Eat your own dog food¬†¬Ľ (qu’on pourrait traduire poliment par ¬ę¬†Mangez votre propre soupe¬†¬Ľ). L’id√©e est que, si votre produit est aussi bon que vous le pr√©tendez, vous devriez le consommer vous-m√™mes. Je ne sais pas d’o√Ļ vient l’expression (d’un producteur de nourriture pour chiens j’imagine ?) mais elle a le m√©rite d’√™tre directe !

J’ai souvent consult√© des cours sur OpenClassrooms mais ces cours sont gratuits. On ne les vend pas. Le produit que l’on vend, ce sont les formations organis√©es autour de ces cours, qui am√®nent √† un dipl√īme. Elles consistent √† r√©aliser des projets avec l’aide d’un mentor et des cours. Et √ßa, je ne l’avais jamais fait moi-m√™me.

Pourtant, j’ai moi aussi besoin de me former r√©guli√®rement. Mon travail consiste aujourd’hui √† piloter l’innovation de l’entreprise… et avec une bo√ģte de 300 personnes maintenant, c’est un nouveau challenge pour moi.

Ca tombe bien : nous proposons une formation en anglais r√©alis√©e en partenariat entre OpenClassrooms et Stanford (une universit√© dont vous avez normalement entendu parler ūüėÖ). Elle s’appelle Digital Transformation Lead.

Moi (en bas) concentré pendant ma soutenance !

Seul probl√®me : cette formation compl√®te est longue et je ne suis pas int√©ress√© par tous les projets. Ca tombe bien, car on offre aussi la possibilit√© de faire un morceau de formation (juste 1 ou 2 projets) et d’obtenir un certificat pour ce morceau. Ce n’est pas encore particuli√®rement mis en avant mais ce sera prochainement le cas. En attendant, l’offre est propos√©e aux entreprises sous le nom de BOOST.

Je suis parti sur la formation BOOST ¬ę¬†Change management¬†¬Ľ qui est donc un morceau de la formation Digital Transformation Lead avec Stanford.

Je me suis donn√© 3 mois √† la fin de 2020 pour faire cette formation, bas√©e sur un unique (mais gros) projet. Il m’aura fallu un peu plus de 2 mois en pratique.

Ce que j’ai pens√© de ma formation

  • Il n’y avait qu’un projet… mais quel projet ! Il √©tait tr√®s complet, assez difficile mais vraiment bien con√ßu. Il donnait assez de latitude pour aborder le probl√®me comme on le souhaitait, ce que j’ai beaucoup aim√©.
    J’ai rep√©r√© quelques petites incoh√©rences dans l’√©nonc√© que l’on a pu rapidement corriger apr√®s discussion avec mon mentor. Il faut dire que j’√©tais parmi les premiers √©tudiants sur ce projet !
  • J’ai eu une excellente exp√©rience avec mon mentor Mike. Il √©tait tr√®s sympathique, pr√©venant et bien inform√©. Il a √©t√© un √©l√©ment essentiel pour ne pas dire pivot de ma r√©ussite.
    Je ressors d’autant plus convaincu que le fit entre le mentor et l’√©tudiant est essentiel. Pour √ßa, il faut s’assurer que l’on a des relations de qualit√©. J’ai plein d’id√©es pour cela et on va commencer des premiers tests bient√īt.
  • Je n’ai pas utilis√© tous les cours. Ceux-ci ne sont pas obligatoires pour valider la formation, c’est une des sp√©cificit√©s d’OpenClassrooms. Je pense que cela d√©pend des √©tudiants : certains adorent et veulent tous les faire, d’autres veulent aller plut√īt droit au but (je suis de ceux-l√†). C’est l’avantage des formations OpenClassrooms : elles ne nous forcent en rien. Si un cours ne nous int√©resse pas on peut l’ignorer ou en suivre un autre. Apparemment, d’autres √©tudiants sur le m√™me parcours ont consomm√© tous les cours avec avidit√©. Moi je n’en ai pas ressenti autant le besoin.
  • J’ai ressenti beaucoup de plaisir √† valider ma formation apr√®s la soutenance √† la fin. Je pense qu’on pourrait jouer encore plus sur l’effet de plaisir que suscite la r√©ussite sur OpenClassrooms : j’ai juste √©t√© inform√© par email, je n’aurais pas crach√© sur un tonnerre d’applaudissements. ūüėÜ
Un aper√ßu d’une pr√©sentation que j’ai d√Ľ cr√©er parmi la dizaine de documents √† livrer

J’en ressors avec une certaine fiert√©, comme tous les √©tudiants je pense : c’√©tait du boulot !

Ca me sera utile dans mon travail au quotidien. Au passage, j’ai pu rep√©rer des petits d√©tails √† corriger en cours de route, √ßa m’a donn√© de nouvelles id√©es pour OpenClassrooms… et surtout j’ai vraiment appr√©ci√© l’exp√©rience.

Il y a encore du boulot pour qu’on s’am√©liore, bien s√Ľr. Il y aura toujours du boulot. Mais je sais que je recommencerai. Je reprendrai de la soupe. ūüėč

La conception ¬ę¬†invers√©e¬†¬Ľ des formations sur OpenClassrooms

Depuis ses d√©buts en 1999, OpenClassrooms (auparavant ¬ę¬†Site du Z√©ro¬†¬Ľ) concevait uniquement des cours en ligne dans un format en self-service. A partir de 2013, nous avons progressivement d√©velopp√© des formations dipl√īmantes avec une approche centr√©e sur l’employabilit√© des √©tudiants.

Concr√®tement, nous consid√©rons avoir r√©ussi notre travail uniquement si les √©tudiants trouvent un m√©tier √† la fin. Ce n’est pas un hasard si le nombre d’emplois cr√©√©s est la premi√®re m√©trique suivie chez OpenClassrooms, au m√™me niveau que le chiffre d’affaires.

Dans le système éducatif que nous connaissons tous, en temps normal un étudiant :

  1. Suit des cours
  2. Valide ses connaissances avec un examen dipl√īmant
  3. Cherche ensuite un travail

L’√©cole produit d’abord les cours, ensuite les examens et laisse les √©tudiants chercher un travail √† la toute fin.

Nous avons pris le parti d’inverser cette logique et de commencer par le m√©tier que l’√©tudiant pourrait exercer. Ce sch√©ma issu de nos documents internes r√©sume notre m√©thodologie :

Nous procédons donc comme ceci :

  1. Nous recherchons les m√©tiers les plus demand√©s sur le march√©. Pour cela, nous utilisons des sources aussi vari√©es que les annonces d’emploi ou des agr√©gateurs tels que Talent Neuron. Les m√©tiers moins demand√©s ne font pas partie de notre strat√©gie : nous privil√©gions les m√©tiers en tension, c’est-√†-dire o√Ļ les recruteurs ont des difficult√©s √† trouver les bons talents.
  2. Nous extrayons les comp√©tences du m√©tier s√©lectionn√©. Nous conduisons une analyse approfondie du m√©tier en rencontrant des experts et des recruteurs. Souvent, les entreprises utilisent le m√™me terme comme ¬ę¬†Data Scientist¬†¬Ľ pour exprimer des missions tr√®s diff√©rentes. Notre r√īle est ici de faire un choix √©ditorial : en moyenne, quelles sont les comp√©tences attendues pour le m√©tier vis√© ?
  3. Ensuite, nous concevons les projets qui permettront aux √©tudiants de montrer qu’ils ont acquis ces comp√©tences. Les projets sont inspir√©s de vraies missions dont les √©tudiants pourraient avoir la responsabilit√©. Un projet valide une ou plusieurs comp√©tences √† la fois (rarement plus de 4 ou 5 comp√©tences).
  4. Viennent enfin les cours. Une fois les projets d√©finis, nous nous interrogeons : de quelles ressources les √©tudiants auront-ils besoin pour r√©aliser ces projets ? Nous cr√©ons nos propres cours que nous diffusons tous gratuitement sous licence libre Creative Commons. Nous n’h√©sitons pas aussi √† lister d’autres ressources utiles afin que les √©tudiants prennent l’habitude de varier leurs sources.

La cr√©ation des contenus proprement dits intervient donc en dernier √† l’√©tape 4. C’est l’√©tape la plus longue et la plus co√Ľteuse (et, paradoxalement, les cours eux-m√™mes ne sont pas vendus chez OpenClassrooms). Cependant, tout cela n’a de sens que si les √©tapes 1 √† 3 sont r√©alis√©es avec la plus grande rigueur.

Il faut compter 3 mois pour r√©aliser les 3 premi√®res √©tapes, tandis que chaque cours prend environ 5 mois √† produire avec l’aide d’experts m√©tier, ing√©nieurs p√©dagogiques et vid√©o. Si la production des cours peut √™tre parall√©lis√©e, il faut n√©anmoins compter environ 1 an en pratique pour produire l’ensemble des cours d’une formation.

Les retours de nos étudiants et des recruteurs présents lors des jurys de fin de formation nous donnent des feedbacks utiles que nous intégrons en mettant à jour en continu notre référentiel de compétences, nos projets et nos cours.

Ce billet a √©t√© initialement r√©dig√© pour les besoins du livre ¬ę¬†L’√©valuation de la formation – Pilotez et maximisez l’efficacit√© de vos formations¬†¬Ľ (3e √©dition, J. Pottiez, Dunod).

L’histoire d’OpenClassrooms en vid√©o

Nous avons r√©cemment produit une vid√©o sous la forme d’un mini-documentaire pour pr√©senter l’histoire d’OpenClassrooms. Il est centr√© sur les co-fondateurs (Pierre et moi). Pas facile de faire quelque chose de satisfaisant tant il y aurait de gens √† remercier, mais on sentait qu’il fallait le faire au moins une fois. ūüėá

Un peu d’arch√©ologie (Site du Z√©ro v1)

Je suis retomb√© par hasard sur une sauvegarde du Site du Z√©ro v1, datant du d√©but des ann√©es 2000 (le site avait √©t√© lanc√© fin 1999). Je me suis surpris √† relire certains de ces cours que j’ai √©crit il y a tr√®s longtemps. Peu d’entre eux ont surv√©cu, √† part quand m√™me le cours HTML que je continue encore aujourd’hui √† mettre √† jour.

Il n’y a peut-√™tre que moi que √ßa int√©resse, mais au cas o√Ļ il y ait des curieux parmi vous, j’ai d√©cid√© de publier ces archives. Relire le code source est presque aussi amusant que de relire ces cours. ūüėÜ

Les cours que j’ai retrouv√©s incluent HTML (le tout premier), Visual Basic, Worldcraft…

Consulter les archives du Site du Zéro v1

Bonne lecture !